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La découverte de la PCR (Polymerase Chain Reaction) dans les années 80, a permis des progrès fulgurants dans les années 90 aboutissant au séquençage du génome humain. La meilleure compréhension des mécanismes d'interaction biomoléculaires au niveau ADN et protéines a entraîné des demandes pour la mise au point de nouveaux outils. Parmi ces nouvelles technologies, les biocapteurs à biopuces occupent une place prépondérante et en développement exponentiel.
La résonance à plasmons de surface (SPR) est une technologie validée par la société suédoise Biacore dans les années 90, permettant l'analyse des interactions moléculaires sans marqueur et en temps réel. La SPR par imagerie (SPRi) développée par la société GenOptics en 2001 a apporté une dimension supplémentaire grâce à son approche multiplexe, c'est-à-dire à sa capacité à détecter un grand nombre d'interactions en parallèle.
Une caméra CCD enregistre les interactions entre des molécules biologiques (sondes) greffées par chimie sur la surface de la biopuce (par exemple des anticorps) et des molécules cibles circulantes (par exemple une protéine dans du sérum). Pour toutes ces technologies de biocapteurs, la fonctionnalisation de surface de la biopuce est un aspect essentiel.
Le défi technique de greffer des molécules biologiques sur un support métallique est en effet considérable et conditionne l'efficacité du biocapteur. Si chacune des sociétés commercialisant des solutions basées sur la SPRi a développé ses propres solutions, aucune à ce jour n'a apporté de solution universelle totalement performante.
L'enjeu est par conséquent considérable car la résolution de ce défi technique apportera, à la société qui commercialisera une solution adéquate, une position dominante sur le marché mondial en croissance des biocapteurs.
La plateforme se spécialise dans le développement de nouvelles stratégies de modifications chimiques de surfaces pour contrôler l'adsorption spécifique et non spécifique d'objets d'intérêts biologiques (par exemple des peptides, des protéines et des acides nucléiques). D'autre part, l'activité biochimique des molécules adsorbées diffère souvent de ce qui est observée en solution ; le but est d'optimiser cette activité en choisissant une chimie de surface appropriée et de réduire au minimum toutes les interférences dues à l'adsorption non spécifique. Les surfaces biologiquement actives seront alors utilisées dans la fabrication de biopuces pour permettre l'étude de systèmes extrêmement difficile à caractériser hors équilibre par les méthodes actuelles.
Bâtiment de l'Institut d'Alembert - Pièce H6 (SPR et spectromètres)
Bâtiment de l'Institut d'Alembert - Pièce 213 (Photoirradiation)